samedi 4 décembre 2010

Programme de leadership africain

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien!

À l’occasion de la conférence ISF 2011, nous avons fait venir les plus grands leaders avec qui nous travaillons pour leur faire participer à la conférence ISF 2011 (2000 personnes attendus avec K’NAAN) ainsi qu'à un programme de leadership. Dans le cadre de ce programme de leadership, ces leaders feront un séjour dans une famille canadienne et dans une organisation au Québec. Si vous souhaitez accueillir un de ces leaders au sein de votre famille ou de votre organisation pendant quelques jours en janvier, n’hésitez pas à postuler : http://conference2011.ewb.ca/african-delegates/

Bonne journée!

Florian Villaumé

vendredi 10 septembre 2010

Interview sur France Bleu Besançon

Bonjour à tous,

J'espère que vous allez bien!

Je suis passé à la radio en France! Pour écouter :

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=7d17d901ac7ce1d27b27f0bb77c0282f&1302846f5c00c64b558e39b6b81b74a0_container_id=37917&1302846f5c00c64b558e39b6b81b74a0_container_tid=97438

Bonne journée à vous!


Florian

lundi 15 mars 2010

Pour promouvoir le leadership local

Bonjour à tous,


vous trouverez ci-dessous deux vidéos présentant le nouveau programme de notre équipe au Burkina Faso: "le programme de leadership Burkinabé".


http://www.youtube.com/watch?v=IUrexvNdQmU&feature=channel (interview de notre premier volontaire-stagiaire: Nasser Zongo)

Si vous avez des questions, je reste à l'écoute!

Florian

lundi 1 mars 2010

Une théorie sur les couples

Bonjour à tous,


j'espère que vous allez bien et que votre famille se porte bien. Je suis pour ma part en bonne forme même si mon dernier mois a été très fatiguant avec beaucoup de voyages aux quatre coins du pays.


Le mois de janvier est pour moi le mois ou je prends du recul sur le long chemin qui m'attend (je l'espère). Une de mes résolution est de réinvestir du temps à communiquer mon expérience ici et mes pensées sur la vie. Ce message est le premier d'une longue série, je l'espère! Je posterai aussi beaucoup plus de photos vu que j'ai à nouveau un appareil photo.

Aujourd'hui, j'aimerais partager avec vous une théorie: les couples unissant deux cultures différentes partent avec un avantage!


Ma vie m'a permis de cotoyer beaucoup de couples différents. Lorsque j'ai rencontré des couples de culture différente, j'ai remarqué une capacité d'écoute et de communication plus accrue que les autres couples, et beaucoup moins de tensions dans leur vie de tous les jours.


En approfondissant, j'ai remarqué une chose: les conflits entre personnes de même culture tirent principalement leur origine de conflits entre les attentes de chacune des personnes. Mon hypothèse est que les gens de même culture supposent que les rôles de l'autre envers eux-même sont évidents (on a la même culture d'origine!), que cela créé des conflits d'attentes, et donc des tensions entre les deux personnes. L'homme est censé faire cela (Ex: prendre les décisions de la famille), la femme est censée faire cela (Ex: s'occuper des enfants)...


En réalité, même en étant de même culture, nous sommes tous différents. Nous sommes de genre, de religion, d'environnement familial différents (et autres). Nous avons été influencé de différentes manière par notre société et par les différentes expériences que nous avons eu (une personne qui nous a marqué, un voyages, etc.). Nous sommes tous différents et nos attentes de la vie, et donc des gens qui nous entourent, le sont aussi.


Lorsque deux personnes sont de culture différente, il est évident dès le départ qu'il va y avoir des conflits d'attentes. Les deux personnes savent qu'ils sont différents et qu'ils vont devoir utiliser l'outil le plus important dans ce monde (et qui nous manque souvent): la communication. Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de conflits, cela veut juste dire que de nombreux conflits vont être évité, que tu aurais eu avec une personne de même culture.


Vous pensez peut-être que je vais conclure que les meilleurs couples sont ceux de culture différente. Je n'ais en fait pas de réponse à cela, cela dépend juste de chacun. Ma conclusion est que les couples de culture différente partent avec un avantage mais que cequi fait une différence dans tous les couples de ce monde, c'est la capacité de chacune des personnes de communiquer avec l'autre.


Qu'en pensez-vous?


Florian


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La photo du jour: "mon bureau mobile: les bus du Burkina Faso!"

Comme vous pouvez le remarquer, dans plusieurs bus du Burkina Faso, on essaye d'optimiser le nombre de personnes dans les bus (mais pas dans tous, il y a aussi beaucoup de bus super conforts avec personne dans les rangées).

















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Et en bonus, une photo de Moussa (animateur provincial d'union de producteurs avec qui nous travaillons), Nasser (le volontaire Burkinabè de mon équipe), et moi-même lors de ma visite de bilan du placement de Nasser en février.



dimanche 7 février 2010

A new website for a new generation of consumers!

http://www.ethicalocean.com

I've asked our mutual friend to send this to you on on my behalf, and I thank you in advance for your consideration. The concept for my site is simple; North Americans are becoming increasingly aware of the importance of how they spend their dollars. Companies like Apple and Cadbury have shifted to focus not only on profit, but also on ethical values like eco-friendly goods and fair trade goods; this speaks volumes of how consumers' mindsets have changed when evaluating products. Unfortunately, shopping according to your values still isn't easy. Businesses selling ethical products, though growing rapidly, are still badly fragmented and it is difficult to consistently purchase a wide range of products that align with what you believe it. That is where Ethical Ocean comes in. My site brings together quality vendors, selling products with ethical values that you care about. I believe strongly that the transformation that will take place in consumerism will be realized as a community action, and Ethical Ocean is built around a community foundation, where buyers, sellers and experts can discuss and interact. Please pay us a visit. I hope you'll find some products that interest you. If you know other people or companies that would also be interested in the site, please pass this message on WIDELY as this is our first day in business!

Sincerely,

David
http://www.ethicalocean.com

samedi 16 janvier 2010

Un article intéressant sur Haïti

The Underlying Tragedy

This is not a natural disaster story. This is a poverty story. It’s a story about poorly constructed buildings, bad infrastructure and terrible public services. On Thursday, President Obama told the people of Haiti: “You will not be forsaken; you will not be forgotten.” If he is going to remain faithful to that vow then he is going to have to use this tragedy as an occasion to rethink our approach to global poverty. He’s going to have to acknowledge a few difficult truths.

The first of those truths is that we don’t know how to use aid to reduce poverty. Over the past few decades, the world has spent trillions of dollars to generate growth in the developing world. The countries that have not received much aid, like China, have seen tremendous growth and tremendous poverty reductions. The countries that have received aid, like Haiti, have not.

In the recent anthology “What Works in Development?,” a group of economists try to sort out what we’ve learned. The picture is grim. There are no policy levers that consistently correlate to increased growth. There is nearly zero correlation between how a developing economy does one decade and how it does the next. There is no consistently proven way to reduce corruption. Even improving governing institutions doesn’t seem to produce the expected results.

The chastened tone of these essays is captured by the economist Abhijit Banerjee: “It is not clear to us that the best way to get growth is to do growth policy of any form. Perhaps making growth happen is ultimately beyond our control.”

The second hard truth is that micro-aid is vital but insufficient. Given the failures of macrodevelopment, aid organizations often focus on microprojects. More than 10,000 organizations perform missions of this sort in Haiti. By some estimates, Haiti has more nongovernmental organizations per capita than any other place on earth. They are doing the Lord’s work, especially these days, but even a blizzard of these efforts does not seem to add up to comprehensive change.

Third, it is time to put the thorny issue of culture at the center of efforts to tackle global poverty. Why is Haiti so poor? Well, it has a history of oppression, slavery and colonialism. But so does Barbados, and Barbados is doing pretty well. Haiti has endured ruthless dictators, corruption and foreign invasions. But so has the Dominican Republic, and the D.R. is in much better shape. Haiti and the Dominican Republic share the same island and the same basic environment, yet the border between the two societies offers one of the starkest contrasts on earth — with trees and progress on one side, and deforestation and poverty and early death on the other.

As Lawrence E. Harrison explained in his book “The Central Liberal Truth,” Haiti, like most of the world’s poorest nations, suffers from a complex web of progress-resistant cultural influences. There is the influence of the voodoo religion, which spreads the message that life is capricious and planning futile. There are high levels of social mistrust. Responsibility is often not internalized. Child-rearing practices often involve neglect in the early years and harsh retribution when kids hit 9 or 10.

We’re all supposed to politely respect each other’s cultures. But some cultures are more progress-resistant than others, and a horrible tragedy was just exacerbated by one of them.

Fourth, it’s time to promote locally led paternalism. In this country, we first tried to tackle poverty by throwing money at it, just as we did abroad. Then we tried microcommunity efforts, just as we did abroad. But the programs that really work involve intrusive paternalism.

These programs, like the Harlem Children’s Zone and the No Excuses schools, are led by people who figure they don’t understand all the factors that have contributed to poverty, but they don’t care. They are going to replace parts of the local culture with a highly demanding, highly intensive culture of achievement — involving everything from new child-rearing practices to stricter schools to better job performance.

It’s time to take that approach abroad, too. It’s time to find self-confident local leaders who will create No Excuses countercultures in places like Haiti, surrounding people — maybe just in a neighborhood or a school — with middle-class assumptions, an achievement ethos and tough, measurable demands.

The late political scientist Samuel P. Huntington used to acknowledge that cultural change is hard, but cultures do change after major traumas. This earthquake is certainly a trauma. The only question is whether the outside world continues with the same old, same old.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année 2010

Bonjour a tous,

je vous souhaite a tous une heureuse année 2010! Que la santé vous accompagne et que vos souhaits pour cette année se réalisent.

Florian

vendredi 20 novembre 2009

Secteur Eau et assainissement versus agriculture

Bonjour à tous,

Je vous écrits d'un bus faisant la liaison entre Boulsa (une ville du centre du Burkina Faso, située à 150km de la capitale) et Ouagadougou. Je reviens d'une visite au sein d'une union provinciale de producteurs rattachés à la Fédération des Professionnel Agricole du Burkina Faso (FEPAB), une fédération paysanne avec qui nous sommes partenaires. Nous sommes entrain de définir les partenaires avec qui nous travaillerons pendant la prochaine année et il est donc possible que cette union reçoive un volontaire à temps partiel pour l'accompagnée dans son développement.

Voilà déjà un mois que je travaille dans le secteur de l'agriculture au Burkina Faso. Un de mes principaux apprentissages est qu'il y a une nette différence entre le secteur Eau, Hygiène, et Assainissement (EHA) et le secteur de l'agriculture. Dans le secteur agriculture, il y a une dimension politique vraiment plus importante. En effet, le secteur de l'agriculture du Burkina Faso s'intègre dans un marché international. Les différents acteurs de ce marché international ont des intérêts différents quand à l'évolution du marché agricole du Burkina Faso. Certains veullent le développer pour pouvoir gagner de l'argent sur l'exportation, d'autres veullent le concurrencer (avec certaines stratégies déloyales comme les subventions agricoles aux États-Unies et en Europe). Ce marché est donc soumis à une multitude d'intérêts. Le second défi est que le marché agricole est une longue chaîne formée d'une multitude de filières (ex: le riz, le mil, le sorgo, la tomate, les haricots verts, etc.) allant du petit fermier à la société d'exportation, en passant par les grossistes, les organisations de transformations, les agences du gouvernements. Contribuer à améliorer cette chaîne est donc très complexe: doit-on se concentrer à améliorer une filière? Ou doit-on se concentrer à aider un élément de la châine (ex: les fermiers)? Travailler dans le développement dans ce contexte nécessite donc à la fois de comprendre les différents éléments de cette chaine mais aussi de comprendre les intérêts politiques qui se cachent derrière chaque action.

Le secteur EHA est quant à lui un secteur beaucoup plus simple avec des problèmes connus, des solutions existantes, et une volonté commune au niveau international de voir ce secteur ce développer (pas de gros intérêts à ce que les gens ne boivent pas!). On peut alors se concentrer spécifiquement sur l'implantation de ces solutions et la mise en place d'un système durable.

Je vous laisse là-dessus en espérant que dans votre coin du monde tout se passe bien.

Florian

samedi 26 septembre 2009

Petite mise à jour

Bonjour à tous,

Je vous écrits pour vous annoncer que je vais rejoindre l'équipe Conseil à l'Exploitation Familiale et occuper le poste de « Directeur adjoint de l’équipe Conseil à l’Exploitation Familiale au Burkina Faso ». Je vais donc découvrir un nouveau secteur celui des patates et des céréales!

C'est décision est liée à une autre décision récente qui est d'arrêter nos activités en eau, hygiène, et assainissement. Cette dernière décision a deux origines:

1.Notre capacité d'intervention: nous n'avons pas atteint la masse critique de personnes dans chaque équipe nous permettant de créer des changements à l'échelle du secteur, il est plus difficile de trouver les futurs directeurs parmi 3 personnes que parmi 6 ou 8, et nous voulons avoir plus de fonds pour mener des projets innovants!

2. Origine stratégique: avec la Déclaration de Paris, le rôle des ONG ici est entrain de changer (certaines vont se concentrer à faire du plaidoyer pour rendre des lois plus équitables, certaines vont devenir des ONG locales et vont continuer à implanter des projets) et ce n'est donc pas le moment optimal pour faire des changement d'ordre organisationnel. En outre, peu d'ONG ont la capacité d'investir dans leur renforcement organisationnel (seuls les ONG capable de mobiliser des fonds non liés à un projet le peuvent), nous ne sommes pas pour l'instant suffisamment bien placé pour influencer le principal bailleur du secteur.

Pendant la prochaine année (jusqu’à novembre 2009), je vais donc travailler en équipe avec Boris Martin (un collègue et ami) pour maximiser l’impact du programme de Conseil à l’Exploitation Familiale au Burkina Faso. Çà va être très interressant et je sens que je vais beaucoup apprendre de cette expérience! Il y a aussi beaucoup de points communs avec ce que je faisais l’année dernière donc ce n’est pas un si gros changement.

Pour vous donner un peu de contexte, voici les éléments qui ont fait pencher la balance :

  • Je veux élargir ma perspective du développement en travaillant dans un secteur différent (l’agriculture) et avec d’autres types d’organisations (organisations de fermiers au lieu d’ONG).
  • Je veux apprendre et essayer des idées de développement en travaillant à l’extérieur de l’industrie de l’aide, trop inadéquate et inefficace selon ma perspective.
  • Je veux développer certaines de mes compétence, comme le coaching (très intéressant!), avec plus de personnes de profils différents.
  • Je pense que Boris et moi feront une équipe très complémentaire qui donneront beaucoup d’apprentissages et de Bon’esprit!
  • Je n’ais pas encore trouvé d’organisation qui me permette de mieux faire ce que je veux faire qu’ISF.

En pratique, cela veux dire que je vais :

  • Revenir à noël : autour du 16 décembre jusqu’au 2 janvier,
  • Passer un mois au Canada en janvier,
  • Possiblement revenir quelques temps pendant l’été (dépendant de ce que je fais pendant mes vacances et de si vous voulez venir me visiter!),
  • Finir mon travail avec ISF au Burkina Faso le 1er septembre ou le 1er novembre 2010.

Voilà quelques nouvelles! J’espère que chacun d’entre vous se porte bien et que vous avez le moral. Si ce n’est pas le cas, je vous envois un peu de soleil!

À suivre des articles sur l'agriculture!

Florian

mercredi 19 août 2009

Extrait: les défis de l'aide au développement via les ONG

“There are no methodologies for tracing impact in a causal and attributtable way, for one good reason that cause and effect are not linear in development, and the factors contributing to change are many and varied; but the search goes on and absorb huge amounts of time and money at both donor and NGO levels. While there are interesting methodologies for learning from experience, these require time, painstaking work and analysis by experienced individuals working closely with both written records and a range of stakeholders. These methods are not seen as high-powered or efficient and cannot easily be standardized and computerized, so are rather devalued as the sector continues to search for ways of measuring and claiming impact.

UK NGOs […] are striving to measure progress and grapple with attribution against global indicators, while trying to remain participator and open to learning from the field. The tensions inherent in this approach are evident […].” The Aid Chain, Coercion and Commitment in Development NGOs

mercredi 8 juillet 2009

De retour!

Bonjour à tous,


j'espère que vous allez bien! Après une année sans nouvelles, j'ai décidé de relancer mon blog: la tentation de partager avec vous mes expériences et apprentissages était trop forte!

Je vais donc recommencer à réécrire de nouveaux messages, mais j'aimerais aussi vous proposer plus d'information sur:
  1. Mon travail outremer,
  2. Les défis de notre monde (les changements climatiques, les guerres, les décisions pour réduire la pauvreté, etc.) et les opportunités d'action (pétitions en ligne, cotisations, etc.),
  3. Le développement personnel (la communication, les bonnes pratiques d'un manager, etc.).

Pour chacun de ces thèmes, je vais donc créer une liste de diffusion à laquelle vous pouvez vous inscire. Pour ce faire, envoyez-moi un courriel avec vos préférences à l'adresse suivante: florianvillaume@ewb.ca .

À très bientôt!

Florian Villaumé
ISF Canada
Burkina Faso

jeudi 26 juin 2008

Le changement viendra du village

Bonjour à tous,


Et voilà, cela fait maintenant trois mois que j’habite dans un village nommé Wendou. Tout doucement les barrières commencent à tomber et j’apprends petit à petit ce qu’est la réalité d’un villageois de Wendou.

J’aimerais aujourd’hui partager avec vous l’histoire d’un jeune villageois nommé Hama Diallo qui habite dans ma cour.

Diallo a 15 quinze ans. Il est de Windou. Il est actuellement en cinquième au collège provincial de Dori. Il parle donc très bien le français. On me dit même qu’il a d’excellentes notes. Pourtant, je vois que ce n’est pas facile. Il met tous les jours 45 minutes pour se rendre à pieds jusqu’à son école et sa classe est surchargée (Il me parle 120 élèves par classe sous la supervision de deux professeurs). Mais le plus dure est qu’il ne lui reste qu’un seul bras. À sept ans, voulant jouer, il a sauté du toît d’une maison situé d'une hauteur de 3m. Il s’est ainsi fait une fracture du bras. On l’a donc amené chez une dame du village qui lui a prescrit des racines et feuilles. Au bout d’une puis deux semaine, Diallo est revenue la voir et elle l’a soignée à nouveau. Mais la blessure ne s’est pas arrangée. Au bout d’un mois, Diallo est finalement allé à l’hôpital. Mais c’était trop tard. Le docteur lui a dit « qu’il fallait couper ».

Quand j’écoutais Diallo, je dois dire que j’ai pris conscience de l’échelle du changement nécessaire pour améliorer les conditions de vie de personnes comme Diallo. Nous ne parlons pas ici en premier lieu d’un changement dans l’environnement de ces personnes, mais bien d’un changement dans leur fort intérieur. Mais qui a cette capacité? Une chose est sûre pas moi. Mais des personnes comme Diallo, oui. Ils sont l'avenir de leur pays et on sent leur énergie. J’ai d’ailleurs posé la question suivante à Diallo : quel métier veux-tu faire et pourquoi? La réponse m’a stupéfaite : « je veux être médecin pour pouvoir expliquer aux villageois ce qu’il ne faut pas faire ». Les villages d’Afrique sont peuplés de héros, il ya de l'espoir mes amis


Florian


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La photo du jour: une classe du village de Balgabonga de la commune de Tankougounadié située dans la province du Yagha. L'école n'a aucune latrine, l'accès à l'eau est très difficile (1 forage pour 760 personnes), et aucune des trois classes n'a de bâtiments. Cependant, les 80 élèves de l'école y travaillent depuis 5 ans...

vendredi 6 juin 2008

Du maraîchage au Sahel: les résultats de l'enquête

Bonjour à tous,

les résultats de notre enquêteur, Mr Edouard Proust, sur le prix des oignons dans plusieurs villes du monde sont tombés! Voici les résultats pour 1kg de petits oignons:
- Montréal: 10.6 Euros,
- Paris: 7.8 Euros,
- Panama: 0.6 Euros,
- Burkina Faso: 0.6 Euros.

Merci à Edouard pour avoir parcouru le monde pour ces informations!

Florian

dimanche 30 mars 2008

Du maraîchage au Sahel

Bonjour à tous,
Je vous passe un petit « Djam walli » (« Bon matin » en Peuhl) de Dori ou je réside maintenant depuis trois semaines. Je découvre avec joie les plaisirs du soleil intense et du sable et je peux vous dire que c’est tout un défi!

Il y a quelques semaines, je suis parti en mission pour quelques jours dans la province de l’Oudalan, située dans l’extrême Nord du Burkina Faso. L’objectif de cette mission était d’évaluer l'impact de l'appui de Eau Vive aux activités de maraîchage dans quatre villages partenaires. J’aimerais vous faire partager les résultats de cette petite étude pour un de ces villages, nommé Dembam, situé dans la commune de Markoye.

Le site maraîcher de Dembam a été mis en place en 2006. Il s'étend sur un hectare où travaillent 41 productrices sur 260 planches. Cette année, les légumes produits ont été
(dans l'ordre) les choux, la pomme de terre, la salade, les carottes, les oignons, les tomates et le Gabo. Pour ceux qui aiment les chiffres et en particulier pour les gens de Chaucennes en France, j'ai réalisé une petite estimation de la valeur sur le marché local de la récolte de cette année. Cela monte à près de 6700 euros répartis comme le montre le tableau (cliquez dessus pour voir les chiffres). Même si tous les légumes ne seront pas vendus sur le marché local, ce montant est un indicateur appréciable. Selon les villageois avec qui j'ai pu parlé, cette apport leur a permis, et va leur permettre, de payer les frais liés à l'éducation, les médicaments lorsque besoin est, et d'améliorer considérablement leur nourriture quotidienne. Vous arez peut-être l’occasion d’entendre les villageois témoigner en vidéo et de voir le jardin si j’arrive à mettre cela en ligne dans les prochaines semaines.












On peut donc dire que c’est un projet qui a eu un très bon impact sur mes amis les villageois africains. Bien entendu, la situation n'est pas toute rose non plus puisqu'il y a toujours un problème d'eau dans le village, en particulier au niveau des puits qui s'ensablent et pour la transformation et le séchage des denrées produites (ils ont été aussi formé pour cette activité et on reçu le système de séchage de la photo) qui en nécessite beaucoup. Il faut aussi mentionné que les autres villages que j’ai eu traversé n'ont pas tous eu le même succès (en particulier deux villages ou il n’y a eu aucune activité de maraîchage cette année).


Néanmoins, j’ai senti, en parlant avec les personnes travaillant sur le site maraîchers, l'espoir et l'énergie qu'avait donnée l’appui de mon organisation. C’est cette image qu’il nous faut garder en tête pour continuer à travailler fort. Pour ce qui est projets qui n’ont pas marché, nous ne devons pas les cacher mais plutôt montrer ce que nous en retirons (qui n’apprend pas par l’expérience?). Malheureusement, je constate que nous sommes dans une dynamique donateur - ONG, c’est-à-dire du haut vers le bas, qui ne le permet pas, et ceux qui en payent le prix sont les « clients ». Des clients qui ne peuvent pas se le permettre. L’heure est donc au changement. C’est la mission que se donne mon organisation et je compte y participer.


Sois le changement que tu veux voir.

Florian Villaumé


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Questions du jour : quel est le prix actuel des petits oignons sur votre marché local? :)

jeudi 13 mars 2008

Ma première année en vidéo

Bonsoir,

Voici une vidéo décrivant ma première année ici au Burkina Faso. Elle a été créé pour les participants à la conférence Nationale d'Ingénieur Sans Frontières Canada de janvier dernier et vous donnera donc une bonne idée de ce que je fais ici et de mon environnement de vie.

Le lien: http://www.esnips.com/web/Videosphotos/

À très bientôt.

Florian

dimanche 3 février 2008

Et maintenant?

Bonjour à tous,

c'est d'un petit cyber café de Ouagadougou que je vous souhaite à toutes et tous une bonne et heureuse année 2008. Pour beaucoup d'entre vous, je n'ai pas eu l'occasion de vous le dire en personne ou alors très rapidement!

Me voilà donc revenu pour un second opus au "pays des hommes intègres". Une aventure incroyable se profile cette année. Jusqu'ici j'habitais à Ouaga en effectuant régulièrement de courtes missions ou mini-séjours en villages. Après cette première année, force est de constater que ma compréhension des réalités terrain reste limitée. Le problème est que, comme dans l'industrie, si on ne connait pas bien son "client", il est très difficile de le satisfaire. Même si je ne connaitrais jamais tout la face cachée de l'iceberg, cette expérience va me permettre de briser beaucoup de mes idées préconçues et me faire un avis concret de la vie sur le terrain.

Dans quelques semaines, je vais donc me diriger vers la ville de Dori. Dori est une ville du Nord-Est du Burkina Faso qui regroupe près de 24 000 habitants, pour la majorité d'ethnie Peuhl. La ville marque le passage à la région désertique du Sahel.
Cette région, qui est l’une des moins pluvieuses du Burkina, connaît d’énormes difficultés d’approvisionnement tant pour ce qui est de l'eau potable (couverture de 40%) qu'au niveau de la nourriture (48,9% des enfants de 0 à 4 ans souffrent d’un retard de croissance...). Pendant les prochains mois, je vais me concentrer sur la problématique de l'accès à l'eau potable. Il suffit d'observer la vie là-bas pour se rendre compte de l'ampleur du problème dans ce domaine. De nombreux ménages parcourent tous les jours de grandes distances pour s’approvisionner en eau. J'ai rencontré des femmes, traditionnellement en charge de l'approvisionnement en eau du ménage, qui en faisaient 7 aller et 7 retour chaque jour (juste pour avoir de l'eau). D’autres se contentent de boire l’eau de certaines mares permanentes. Je ne vous explique pas les conséquences de cette pratique... Bref, je pense que je vais beaucoup apprendre (sur tous les plans) et je compte bien qu'il en soit de-même pour vous, après tout ce sont aussi vos frères...


Avant de vous laisser, j'aimerais partager avec vous un moment personnel très important. J'ai été désigné par mon organisation "Volontaire ISF de l'année 2007" lors de la dernière conférence d'ISF à Montréal (voir photo). Ce prix récompense l'ensemble de mon travail à Eau-Vive et ISF pendant les 12 derniers mois. C'est un grand honneur pour moi et aussi un grand accomplissement. Il me donne beaucoup d'énergie pour les mois à venir et j'espère pouvoir vous en donner un peu!


À très bientôt.

Florian Villaumé


lundi 17 décembre 2007

Petite mise à jour & grande nouvelle!

Ibé kibéré (« Bon matin » en Moré),

Avant toute chose, je voudrais vous remercier pour tous les messages que vous m’envoyez. C’est un plaisir d’avoir des nouvelles fraiches de vous et de pouvoir participer à vos réflexions!

Je vous écris aujourd’hui pour vous donner les grandes lignes de mon placement à Eau-Vive afin que vous puissiez mieux comprendre mon rôle ici (non ce n’est pas du tourisme!). Vous verrez aussi que j'ai une incroyable nouvelle à vous annoncer!


Les objectifs d’un placement ISF Canada sont d’avoir de l’impact :

  1. Sur mon organisation partenaire en l’appuyant dans ses activités usuelles et en renforçant ses capacités organisationnelles les plus pertinentes vis-à-vis des bénéficiaires,
  2. Au Canada et en France en transmettant mes connaissances et bonnes pratiques sur le secteur du développement,
  3. Sur moi-même à travers mon développement personnel et professionnel.
Je suis arrivé à Eau Vive (EV) en mars dernier. J’ai passé mon premier mois à mieux comprendre le
fonctionnement de mon organisation et du secteur Eau & Assainissement au Burkina Faso. J’en ai aussi
profité pour effectuer quelques missions terrains dans les villages partenaires de l’organisation. À partir de
mai, on m’a chargé de remplacer le conseiller technique en génie rural de EV pour une période de quatre mois.
En pratique, j’étais en charge d’une quinzaine de projets en hydrauliques tel que la construction de forages et
la formation de comités de gestion de point d’eau, la construction de puits maraichers, etc. J’ai aussi eu la
chance d’appuyer les conseillers techniques en renforcement de capacité dans certaines de leurs activités
(animations sur le terrain, conception de formation, etc.). Une charge de travail conséquente mais un excellent
moyen de m’immerger dans le monde passionnant du développement.
 
Pendant la période creuse des ONG (août), j’en ai profité pour effectuer un diagnostique organisationnel de EV
en incluant le personnel et certains habitants des villages partenaires de EV. De ce diagnostique sont ressortis
un certains nombre de points pouvant améliorer l’impact de EV sur les bénéficiaires. Je travaille actuellement
à renforcer certains de ces points à travers un programme d’appui interne qui porte sur le développement
individuel de l’équipe. Ce programme se déroulera jusqu’en Mars, date ou se termine mon placement.

La question qui vous brûle surement les lèvres doit être : « Et après, qu’est ce que tu fais? ». Et bien, sachez
que j’ai officiellement décidé hier matin de continuer mon expérience ici au Burkina Faso pour une année de
plus. J’avoue que ce n’était pas une décision facile. En majeure partie, du fait de mon éducation. Je trouve que
nous avons tous été éduqué pour suivre un «autoroute » où l’objectif principal est de gagner de l’argent pour
être heureux à court et long-terme (retraite). Je respecte ce chemin car je vois ce que cela apporte à mon
entourage, cependant ce n’est pas le mien. Il y a aussi plusieurs autres raisons qui m’ont poussé à continuer :
- J’ai découvert en Afrique une richesse humaine que j’apprécie énormément,
-  Mon travail me motive et m’inspire car il a un sens,
- ISF Canada est une organisation incroyable en particulier pour s’améliorer personnellement et
professionnellement. Je suis dans un environnement qui te pousse continuellement à passer au
« niveau » suivant dans tous les domaines et j’aime çà!

Me voilà donc reparti pour une nouvelle aventure au Burkina Faso. Une aventure d’autant plus passionnante
que je ne serai plus basé à Ouaga mais à Dori, à la porte du désert (voir carte). On peut donc considérer ce
changement comme une promotion vu que je serai beaucoup plus proche de mes employeurs, à savoir les
villageois!
 
Comme une bonne nouvelle fait toujours place à une autre, et bien sachez que je vais rentrer en France et au
Canada pendant le prochain mois!!! Wow, moi-même je n’en reviens pas! Je vais vous donner quelques dates,
peut-être aurons-nous l’occasion de nous croiser? J’arrive à Paris le 22 décembre ou je me rends directement
dans ma Franche-Comté natale pour passer un peu plus de une semaine avec ma famille. Je vais repartir à
Paris avant ou après le nouvel an en fait, j’attends toujours de voir où est-ce que ÇÀ se passe…) où je vais
rester une semaine. Je cherche d’ailleurs un endroit ou me loger… Je repars autour du 9 en direction de
Québec où je vais rester jusqu’au 14 janvier. Ensuite direction la conférence nationale d’ISF à Montréal du 16
au 20 pour un retour à Africa prévu autour du 21. Çà va être du sport… Si vous êtes dans le coin lorsque je
vais passer, n’hésitez pas à me contacter, ce sera un plaisir d’échanger avec vous.
 
Sur ce, je dois vous laisser, il semble que j’ai à peine cinq jours pour préparer mon départ!
 
À très bientôt!?
 
Zidane Ouédraogo, comme on m’appelle ici.
(moitié blanc, moitié Burkinabé)

 


mardi 13 novembre 2007

Nouvelles vidéos et petite dédicace à mes amis alsaciens


Bonjour à tous,

Je viens de poster trois nouvelles vidéos. La première décrit comment sont construites les tentes Peuhl au Nord du Burkina Faso, la second illustre un exemple des dégâts causés par les récentes pluies, et la troisième vous fait plonger au coeur du développement... :)
Le lien: http://www.esnips.com/web/Videosphotos/

La photo ci-contre a été prise à Gorom-Gorom, au Nord du Burkina Faso. Figurez-vous que cette ville a été développée par des personnes habitant dans la ville ou je suis née, à savoir Mulhouse (sous l'ère Sankara). En effet, pendant plusieurs années, il y avait un important commerce aérien d'haricots en provenance de Gorom-Gorom et à destination de Mulhouse. Le monument que vous voyez est appelé "Le point Mulhouse"! Quelle surprise lorsque j'ai découvert çà! Décidément, je ne suis pas arrivé là par hasard...

Bonne semaine à tous!

Florian

mercredi 17 octobre 2007

Un autre jour au Burkina

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez tous bien.

Une nouvelle journée qui commence à Ouaga. Une journée un peu spéciale en fait. C’est la journée mondiale du refus de la misère. C’est vrai que j’aurais beaucoup de choses à dire le sujet mais je vais vous raconter une petite histoire qui illustre un exemple de ce qu’est la misère ici.

Il y a deux jours, un enfant de 13 ans a frappé à la porte de ma cours. Il pleurait. Il avait faim. Il s’appelle Pacôme. Ses parents ont été pris dans la guerre civile de la Côte d’Ivoire. Sa mère a du retourner dans son village et est décédée. Son père, blessé, est venu se faire soigner au Burkina Faso, à Koudougou. Il y a quelques temps, il a succombé à ses blessures. Pacôme a fait appel à l’aide de la parenté locale pour qu’on l’aide. Ces derniers ont décidé de l’envoyer à Ouagadougou chez son oncle. Là-bas, il a pu l’aider dans ses travaux de gardiennage au sein d’un petit commerce chinois en échange d’un toît et de quoi manger. Malheureusement il a été forcé de partir car les commerçants ne voulaient plus le loger. Résultat Pacôme s’est retrouvé à la rue, livré a lui-même. Il a essayé de faire appel à plusieurs personnes mais personne n’a répondu.

Le monde devient vraiment dur, même au Burkina. Il y a quelques mois encore je remarquais cette solidarité propre aux Burkinabè. Aujourd’hui, je me rends compte que petit à petit chacun s’endurcit en particulier lorsque l’on se rapproche des centres urbains. À mes yeux, le développement du pays n’y est surement pas étranger. Nous (occidentaux) orientons les pays d’Afrique vers une société à notre image. Certes, nous conservons encore d’importantes valeurs de solidarité mais force est de constater que nous tendons vers une société individualiste qui influence ses pays « partenaires » comme tel. L’Afrique est donc en danger. Elle glisse petit à petit vers une société qui l’éloigne de ses valeurs intrinsèques. Des valeurs qui pourtant font l’admiration de tous à travers le monde…

Florian

jeudi 13 septembre 2007

La vidéo du jour: Andrew Mwenda

http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/159

Journalist-provocateur Andrew Mwenda asks us to look at Africa not in terms of its problems -- the poverty, war and helplessness that play across our TV screens and newspaper pages -- but in terms of its opportunities. We have the chance to create true wealth and happiness here, he says. But we won't get there by simply dialing up the Western aid.

Beoro.

Florian